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lundi 29 juin 2020



ATELIER DE SCULPTURE ET DE PRATIQUE EXPÉRIMENTALE.

Bonjour tout le monde,

Des vies toutes simples...
Il est des artistes qui œuvrent en dehors des grands espaces média, dans une intimité et une intériorité teintées de contemplation...qui nous redonnent le goût des choses oubliées, si simples et pourtant si profondes. Le sel du quotidien qui vient recentrer nos regards vers la matière que caresse la main, les miroitements de la lumière sur une feuille, l'odeur de l'herbe qui monte du sol, les sons vibrants des insectes, le vent qui redessine les arbres...

Catherine de Launoit est de celles-là...tout est poème à qui sait faire chanter ses yeux....
Voici une petite merveille de sagesse et de générosité débusquée par une de vos comparses:
Catherine de Launoit: une artiste près de chez nous.

Portrait:


  

Destination, la Suisse avec un autre type de regard et de nature de travail: Viviane Fontaine, une vie de papier.
"Les merveilles d'une créatrice de papier"
Un art de vivre apaisant, loin du tumulte mais pas sans passion...où la philosophie de la vie se décline dans l'accord du faire et du temps.




Aller, c'est le dernier envoi avant les vacances...à visionner mardi. 
Mais faites comme vous voulez, si vous êtes du genre gourmand...libre à vous de visionner tous les envois du jour d'un coup.

BONNES VACANCES TOUT LE MONDE.

Savourez bien tous les petits plaisirs de la vie.
On se retrouve en 3D en septembre à l'atelier.
Vivez bien, vivez vrai.

Marianne Ponlot, professeur de Sculpture et de Pratique expérimentale.


ATELIER DE SCULPTURE ET DE PRATIQUE EXPÉRIMENTALE.


Bonjour tout le monde,

Un peu de rêve et de poésie...en compagnie de El Anatsui, sculpteur ghanéen qui vit et travaille au Nigéria. Cueilleur infatigable de petits rebuts métalliques qu'il sublime en ondes de lumière, il fait scintiller l'espace, transformant en écrin du vide ses opercules de canettes et remodelant l'architecture de ses suaires miroitants. 

« Je cherchais quelque chose d’éthéré. Je voulais vraiment émouvoir les gens. »  

Pour faire connaissance et approfondir, en français, cette fois:

Ici, Il faut cliquer!



El Anatsui
Akron Art museum, "Gravity and Grace"



Langage et symboles:


  

"Gli" , Rice Gallery (Wall-mur)




Broken bridge,  New York...pour mettre du ciel là où il manque...



A bientôt.
Celui-ci est pour lundi...à vous de programmer vos lectures.
Je profite du dimanche pour faire des envois groupés.
Marianne Ponlot, professeur de Sculpture et de Pratique Expérimentale.

dimanche 28 juin 2020



ATELIER DE SCULPTURE ET DE PRATIQUE EXPÉRIMENTALE.


Bonjour tout le monde,

Je vous avais promis encore quelques envois avant les vacances...
Que diriez-vous d'une petite évasion...

On commence avec Yinka Shonibare, artiste contemporain britannico-nigérian qui nous propose une revisite du colonialisme par une projection de la discrimination identitaire sous une forme artistique très particulière et multi-supports. Je vous laisse y réfléchir par vous-même...comprendre ce que la mutation des costumes occidentaux en wax représente (avec comme source code les tableaux de Fragonard et ce qu'ils cristallisent de leur époque), ce qu'est historiquement le wax (vu d'Occident ou vu d'Afrique), ce que mettre en bouteille de verre et parer, sur la "Fourth plinth" à Trafalgar Square, le H.M.S.Victory, le navire de l'Amiral Nelson (Nelson ship in a bottle) de voiles réalisées en wax peut signifier, ce que donner un rôle de pouvoir à un homme de couleur au milieu d'une "reconstitution historique" peut représenter....aller, j'en ai assez dit.
J'espère avoir suffisamment titillé votre curiosité.

Reportage sur une partie de son travail



Je tiens quand même à préciser que le wax représente en Occident l'idée que l'on se fait de l'Afrique mais que c'est un tissu imprimé sous cire inspiré du batik javanais, qui fut majoritairement fabriqué à l'époque aux Pays-Bas, qui  a été introduit en Afrique au 19ème siècle par ces marchands et qui en détenaient (moins avec les chinois aujourd'hui) un quasi monopole au détriment des productions racines comme le Faso Dan fani, le Bogolan, l'Ewe, Le Kita, le Ndop Bamileke, etc....Eh oui, rien n'est simple...

Si vous souhaitez approfondir, voici un article du"Monde" sur le sujet.

Ici, il faut cliquer


Mais aussi ceci, dont je vous conseille vivement le visionnement car il nous offre le  point de vue d' Anne-Marie Bouttiaux, auteure du livre "Wax", anthropologue et historienne de l'Art.

 

Et un article de fond sur le travail de Shonibare.

Ici aussi, il faut cliquer!
 
 
A vous de vous faire votre idée sur la question en ces temps troublés... 

Pour la petite histoire de ce qu'on nomme désormais le "Fourth plinth", projet conçu par la Royal Society of Arts.
Il y a à Trafalgar Square quatre piliers dont un restait vide d'occupation depuis 150 ans.
Au centre de la place qui marque la victoire au large du cap de Trafalgar en 1803 de l'Amiral Nelson contre les flottes franco-espagnoles (et qui mit fin aux tentatives de Napoléon d'envahir l'Angleterre)........figure la colonne Nelson, de 50 mètres de haut, avec sa statue de bronze et entourée de quatre lions de bronze réalisés, paraît-il, avec les canons français fondus.

Depuis 1998, le quatrième pilier (les trois premiers érigent des œuvres à la gloire militaire) qui devait à l'origine, ériger une statue équestre (qui ne vit jamais le jour faute de moyens),accueille des oeuvres contemporaines....qui firent souvent controverse. Les œuvres y sont remplacées tous les 18 mois.

On pense au Hahn/coq de l'allemande Katarina Fritsch, coq bleu de 4,2 m (symbole Gaulois et couleur bleue symbolique de la France, acte manqué car l'artiste dit ne pas y avoir pensé mais avoir proposé un symbole mâle pour trôner ironiquement au milieu de tous ces symboles très masculins). Comme quoi, on ne pense pas toujours à tout...un peu dommage dans un contexte spatial historique aussi particulier...ou pas?

Ou bien à "powerless structures": un enfant sur un cheval à bascule en bronze (là où devait s'élever la statue équestre du roi William IV ), des artistes Michael Elmgreen et Ingar Dragset respectivement danois et norvégien, travaillant à Berlin.

Et bien évidemment à Yinka Shonibare avec sa représentation du navire HMS Victory de Horatio Nelson, fendant sa bouteille en verre toutes voiles en wax déployées.

Je vais accoster ici. Je vous laisse voguer à votre guise là où votre curiosité vous portera.
En avant toute.
Bonne route et à bientôt.
Marianne Ponlot, professeur de Sculpture et de Pratique Expérimentale.

vendredi 26 juin 2020



ATELIER DE SCULPTURE ET DE PRATIQUE EXPÉRIMENTALE.


Bonjour tout le monde,

On se confronte à la vision de Adel Abdessemed, artiste algérien installé en France. Un travail hautement provocateur, souvent sujet à controverse et parfois même à une forme de censure. Mais cette violente écriture de la colère hautement révélatrice  ne serait-elle pas que le reflet dans le miroir des affres de nos sociétés...humaines et de la manière dont nous traitons le monde et nos semblables?
Traces, témoignages forts, remises en question...un regard comme un soufflet,  posé sur une certaine réalité du monde.

Interview sur Arte.



https://www.youtube.com/watch?v=S171KTVGXOI

 
Interview dans son atelier parisien, "Entrée libre"




 

"Shams": le making-off: fascinant!  (musée d'Art Contemporain de Lyon)




Eh oui, l'Art ne renferme pas que l'expression de la Beauté! Parfois, il dénonce avec violence et provoque...
Je vous réserve avant les vacances encore quelques petits envois d'une toute autre nature.

A bientôt.

MariannePonlot, professeur de Sculpture et de Pratique Expérimentale.

mercredi 24 juin 2020



ATELIER DE SCULPTURE ET DE PRATIQUE EXPÉRIMENTALE.


Bonjour tout le monde,

Une immersion dans le travail de Kader Attia, artiste français d'origine algérienne, lauréat du prix Marcel Duchamp et travaillant à Berlin..
Celles et ceux qui sont venu(e)s à Paris avec moi au Centre Pompidou se souviennent certainement de son installation en papier d'aluminium: "Ghost"

Pluralité des appartenances culturelles, interrogations sur les dérives identitaires, partages,  réflexions par rapport aux sociétés de consommation dominantes, son travail s'inscrit dans un questionnement personnel,politique et poétique tant historique et social que géographique, confronté à la réalité du terreau contemporain...et à une forme d'urgence...de prise de conscience.
Miroir, miroir......?

« Je cherche à déclencher un sentiment politique chez le spectateur. Mon travail est comme nous tous confronté à la réalité. Ce qui m’intéresse, c’est lorsqu'une œuvre pose une question politique pas seulement d’un point de vue linguistique, formel, mais plus d’un point de vue éthique. »  

interview: l'art de la mémoire et de la réparation




gueules cassées



reflecting memory

 

entrée libre



"ghost" : un travail sur le vide au Centre Pompidou.

Ici, il faut cliquer sur le lien.


"Ghost" vue par d'autres yeux.

Ici aussi, nécessaire de cliquer.


idem à Lille au tri postal en plus grand (560 silhouettes)

Il faut encore cliquer sur le lien!


Et pour qui veut approfondir: une mine d'informations, interviews, documents visuels...

Un dernier petit clic...

A bientôt.
Prenez toujours bien soin de vous.
Marianne Ponlot, professeur de Sculpture et de Pratique Expérimentale.

vendredi 19 juin 2020



ATELIER DE SCULPTURE ET DE PRATIQUE EXPÉRIMENTALE.


Bonjour tout le monde,

Je ne résiste pas à l'envie de partager avec vous cet envoi d'une des élèves de l'atelier...
Régalez-vous, ce n'est que du bonheur.

Continuez à prendre bien soin de vous et bonne visite...en vrai?

Marianne Ponlot, professeur de Sculpture et de Pratique Expérimentale.

vendredi 12 juin 2020



ATELIER DE SCULPTURE ET DE PRATIQUE EXPÉRIMENTALE.


Bonjour tout le monde,

Je vous emmène en Colombie Britannique pour y rencontrer Brian Jungen, 

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artiste amérindien contemporain qui utilise de manière critique et réflexive dans ses œuvres des éléments/objets provenant de la culture  consumériste américaine qu'il digère de manière à la fois très subtile et très contrastée  en les opposant/intégrant à des représentations symboliques de sa culture traditionnelle. 

La tortue en poubelles."carapace"(symbole de la sagesse, de la persévérance et de la santé et même de l'immortalité dans la culture traditionnelle du nord ) 

La tortue
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La baleine en chaises de jardin (l'archiviste): "Cetology"




Pour approfondir:biographie, articles, photos, vidéos.
Merci de cliquer sur le lien.

Pour mieux comprendre d'un seul coup d’œil:  représentation symbolique traditionnelle.

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version sneaker: "Prototypes for a new understanding"
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Une oeuvre très touffue, très riche de sens et de liberté à découvrir!

Quelques réflexions: je vous conseille de regarder ce court extrait d'une interview.
Ici aussi, il est nécessaire de cliquer sur le lien.

"Le marché de l'art contemporain est en quelque sorte ce dont personne ne veut vraiment parler." ....
"Je veux dire, j'ai grandi comme tout le monde voulant les choses que je voyais à la télévision."....
"C'est un peu difficile parce que je fabrique des objets et ces objets sont des marchandises. Ce sont des œuvres d'art qui sont à vendre. C'est un peu délicat de contourner cela."......... "Je veux dire, je suis emmêlé dans le monde de l'art - c'est comme ça que je gagne ma vie. C'est une autre bête qui a besoin d'être nourrie."
"Je l'appelle les sables bitumineux de la culture", a déclaré Jungen à propos de la démarche 

A bientôt.
Marianne Ponlot, professeur de Sculpture et de Pratique Expérimentale.

mercredi 10 juin 2020



ATELIER DE SCULPTURE ET DE PRATIQUE EXPÉRIMENTALE.


Bonjour tout le monde,

Voici les nouveautés du Centre Pompidou avant sa réouverture prochaine.
Comme d'habitude, d'excellents contenus.

A bientôt.
Marianne Ponlot, professeur de Sculpture et de Pratique Expérimentale.

EN ATTENDANT NOTRE RÉOUVERTURE PROCHAINE 
 
Visitez le Centre Pompidou en ligne !  © Photo. Manuel Braun
Dans l’attente de vous retrouver dès mercredi 1er juillet, voici encore quelques contenus inédits à découvrir en ligne : podcasts, vidéos, concours de dessin…. De l’art pour tous les goûts !

Découvrez la vie du Musée confiné avec notre podcast Le Mensuel, des récits de femmes photographes en cette période très particulière pour les artistes, des activités pour les enfants, et une nouvelle plongée en vidéo dans les chefs-d’œuvre de notre collection.

De nouvelles expositions-événements vous attendent très prochainement. Toutes nos équipes sont mobilisées pour vous assurer les meilleures conditions d’accueil et de visite. La billetterie en ligne ouvrira courant juin, nous vous tiendrons bien évidemment informés.

Que cette période a été longue sans vous… nous sommes impatients de vous revoir !

#CultureChezNous
© Centre Pompidou

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LE MENSUEL EN PODCAST !
#1 : LE MUSÉE CONFINÉ

Durant cette période de fermeture exceptionnelle, le rendez-vous du Mensuel dialogue en podcast avec l’actualité du Musée. Vivez de l’intérieur le Musée sans ses publics.
Agnès Geoffray, série « Métamorphose », 2014-2016

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PHOTOGRAPHES CONFINÉS
« DANS L’ŒIL DE… »

Des artistes contemporaines travaillant avec la photographie, confinées à Paris, Lyon, Berlin ou New York, vous parlent de leurs œuvres, chacune à leur manière, avec leurs mots, dans leur environnement.
Angela Lampe © Centre Pompidou

 

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MON TRIPTYQUE

ANGELA LAMPE

Angela Lampe, conservatrice au Centre Pompidou, évoque trois œuvres qu'elle aime tout particulièrement dans notre collection.
Chaque tableau est choisi pour sa résonance avec la situation marquée par le confinement, le télétravail ou encore l’entraide.

  
 
David Hockney « No. 133 », 22 mars 2020. Dessin sur Ipad © David Hockney

SE DÉTENDRE

CONCOURS DE DESSIN

L'ESPOIR AU PRINTEMPS : DESSINE COMME DAVID HOCKNEY

Comme David Hockney, réalisez une œuvre autour du printemps et du message d’espoir qu’il véhicule ;
Dix œuvres sélectionnées par le jury du théâtre du Châtelet, de France Inter et du Centre Pompidou, seront exposées au théâtre du Châtelet à sa réouverture, et diffusées sur les réseaux sociaux de chaque institution.

#HockneyPrintemps
Jusqu'au 21 juin
  
 
Otto Dix, « Portrait de la journaliste Sylvia Von Harden », 1926 © Coll. Centre pompidou / dist. RMN-GP

DÉCOUVRIR

#POMPIDOUVIP OTTO DIX

Redécouvrez Portrait de la journaliste Sylvia von Harden, 1926, chef-d’œuvre de la collection, réalisé par un des artistes les plus emblématiques du 20e siècle.
#PompidouVIP 
100(0) moments de dessins © D.R.

POUR LES ENFANTS

100(0) MOMENTS DE DESSINS

De nombreuses activités artistiques à faire en famille : jouer avec les lettres de l'alphabet, inventer des pâtisseries colorées ou encore dessiner de drôles de portraits !
D.R.

SE DÉTENDRE

PRISME 7

À la fois ludique et pédagogique, le jeu Prisme 7 permet d’appréhender la création artistique à travers la richesse de la collection du Centre Pompidou. En téléchargement gratuit !
 

RÉOUVERTURE

DE LA BOUTIQUE EN LIGNE !

En attendant la réouverture au public du Centre Pompidou, le mercredi 1er juillet, notre boutique en ligne est de nouveau accessible !
Découvrez et commandez en ligne catalogues d’exposition, affiches, reproductions, décorations, accessoires….

mardi 2 juin 2020



ATELIER DE SCULPTURE ET DE PRATIQUE EXPÉRIMENTALE.


Bonjour tout le monde,

On plonge dans l'univers de MONA HATOUM, artiste Libanaise d'origine Palestinienne, vivant à Londres.
Elle explique très clairement le sens de son travail, que ce soit en français ou dans certaines des vidéos proposées, dans un anglais très sobre. Donc, je n'en dis pas plus.

A bientôt pour d'autres aventures...
Marianne Ponlot, professeur de Sculpture et de Pratique Expérimentale.

Interview de l'artiste dans son studio.




Rien n'est un projet terminé.




"Terra infirma".




"Le socle du monde" au Centre Pompidou


jeudi 28 mai 2020



ATELIER DE SCULPTURE ET DE PRATIQUE EXPÉRIMENTALE.


Bonjour tout le monde,

Lumières et brouillards, on se penche dans la suite de mon envoi précédent,("un peu de magie") sur le travail "immatériel" d'Ann Véronica Janssens, artiste belge travaillant à Bruxelles et qui représenta la Belgique à la Biennale de Venise en 1999.
Je n'en dis pas plus, elle le fait très bien elle-même.

Un premier contact:




Aérogel, la limite de l'objet possible





Esthétique et sens du hasard.



Dissoudre les limites de la matière.
Très belle interview de l'artiste à ne pas louper!
Ici, il faut utiliser le lien!

A bientôt.
MariannePonlot.
Professeur de Sculpture et de Pratique Expérimentale.

vendredi 22 mai 2020



ATELIER DE SCULPTURE ET DE PRATIQUE EXPÉRIMENTALE.


Bonjour tout le monde,

Magie ou distraction décorative?
On se pose la question du rapport entre le fond et la forme?
Quel est le sens et la portée du travail?
Fascination pour la virtuosité technologique, poésie mécanique ou virtuelle, gadget, miroir sociétal, objet décoratif à obsolescence programmée,simulacres de la nature, installation onirique, émerveillement...?
Voici un peu de tout....
Qu'en pensez-vous?

A bientôt.
Marianne Ponlot.
Professeur de Sculpture et de Pratique Expérimentale.

Kinetic rain, aéroport international de Changi , Singapour

 

Amanda Mac Cavour



Breaking wave au Biogen Idec Lobby.



Une pluie qui ne mouille pas.

 

Art cinétique interactif.


mardi 19 mai 2020



ATELIER DE SCULPTURE ET DE PRATIQUE EXPÉRIMENTALE.


Bonjour tout le monde,

Pour celles et ceux qui souhaiteraient aller plus loin que l'étonnement et approfondir, voici une chronique de Philippe Dagen, romancier et critique d'art, publiée dans le journal Le Monde du 20 juin 2012 à propos de cette exposition de Joana Vasconcelos au château de Versailles.

Joana Vasconcelos, une femme un peu trop libre pour la cour du Roi-Soleil

L'artiste provocatrice et féministe exposée à Versailles s'est vu censurer une de ses oeuvres, "La Fiancée", un lustre entièrement composé de tampons hygiéniques.
Par Philippe Dagen et Philippe Dagen Publié le 20 juin 2012 à 13h41 - Mis à jour le 26 octobre 2012 à 15h07
Temps deLecture 5 min.
Dans la galerie des Batailles du château de Versailles, Joana Vasconcelos, juste arrivée de Lisbonne, vérifie encore une fois la parfaite installation des trois gigantesques Walkyries qu'elle a suspendues en tirant parti de la hauteur et de la longueur de la salle. Toutes trois semblent des créatures marines fabuleuses, serpentines, tentaculaires, nouant et dénouant leurs courbes.
Deux d'entre elles font admirer leurs couleurs chamarrées, rouge, rose, vert, pourpre. Selon le principe propre à l'artiste dès ses débuts - elle est née en 1971 et expose depuis le début des années 2006 -, elles sont faites de tissus et de vêtements fabriqués au Portugal, jupes à fleurs, napperons aux broderies d'une extravagante complication, soieries pour rideaux ou fauteuils, guirlandes florales. La troisième, placée sous la coupole, est toute de moire argentée et dorée, d'une élégance plus sobre, mais d'un dessin fantastique - un baroque outré qui accumule surprises et raffinements. Les trois Walkyries sont suspendues au plafond ou aux colonnes par des systèmes de câbles en tension calculés par les ingénieurs qui l'assistent, comme la secondent les brodeuses et couseuses qui l'approvisionnent en étoffes réalisées d'après des traditions qui, dit-elle, sont en train de disparaître.
Pourquoi les Walkyries ? Parce que ces divinités nordiques étaient supposées se saisir des plus braves des guerriers morts au combat pour les emporter au Walhalla. Il est donc logique, fait observer l'artiste, qu'elle ait placé leurs effigies dans la galerie des Batailles, entre tant de toiles peuplées de soldats glorieux ou expirants. "Et puis, les Walkyries sont des divinités féminines, et comme je suis la première femme artiste invitée à Versailles..."
On verrait bien une autre justification. Ces cavalières chères à Wagner étaient aussi des combattantes comme Joana Vasconcelos, dont on aurait tort de croire que l'art serait juste aimablement décoratif. Au premier regard, sa Marilyn est une paire d'escarpins géants et brillants, installés dans la galerie des Glaces. L'allusion à la mode et à la séduction est transparente. Si ce n'est que ces escarpins de star sont faits de couvercles, casseroles et bols en Inox : des articles de cuisine pour ménagère modèle. La femme doit être cuisinière et séductrice alternativement : on connaît par coeur ce genre de stéréotypes, et Vasconcelos les inscrits avec une efficacité simple dans la forme et le matériau.
Il n'est pas plus fortuit qu'un autre assemblage volant qu'elle a placé dans un escalier se nomme Mary Poppins - qui était une femme libre et une suffragette dans le roman de Pamela Travers, bien avant le film des studios Disney. Les sculptures réparties dans le parc figurent une théière ou un candélabre : objets du salon et de la chambre. Même ironie, quand elle enveloppe de broderies pour mariées virginales les sculptures de deux lions martiaux. Si Joana Vasconcelos prend des airs de coquette, et surjoue la féminité, c'est pour mieux en dénoncer les lieux communs. Il n'est pas besoin de la questionner longtemps pour qu'elle reconnaisse la part de critique féministe qui sous-tend son oeuvre.
Elle la revendique d'autant plus volontiers que celle-ci est à l'origine des difficultés rencontrées par l'artiste dans le montage de l'exposition versaillaise. La Fiancée est l'une de ses oeuvres les plus célèbres. Présentée à la Biennale de Venise 2005, elle en était l'une des réussites. En forme de lustre XVIIIe siècle, elle est entièrement composée de tampons hygiéniques d'une blancheur immaculée. En 2001, Vasconcelos avait assemblé Carmen, en forme de lustre déjà, mais noir et agrémenté de dizaines de boucles d'oreilles vivement colorées. "La première question que nous nous étions posée, Jean-Jacques Aillagon et moi, quand nous avons commencé à réfléchir à l'exposition, c'était : où va-t-on mettre La Fiancée ? J'avais un rêve : obtenir que deux lustres de la galerie des Glaces soient détachés et suspendre à leur place La Fiancée à une extrémité, Carmen à l'autre, la blanche et la noire, la pure et la pute. Mais non, il paraît que ce sont des oeuvres sexuelles, et que ce n'est pas convenable à Versailles. Comme s'il n'y avait pas eu tant de femmes à Versailles et tant d'histoires de sexe !"
L'artiste est d'autant plus agacée - litote - de cette censure qu'elle a été près d'en subir une autre, pour La Perruque. La coquille de cet oeuf démesuré se fend pour que s'en échappent de longs cheveux bruns ou blonds. Il ne faisait aucun doute aux yeux de son auteur que l'oeuvre a sa place dans la chambre de Marie-Antoinette, près du lit royal. "Là non plus, ça n'allait pas. La direction du château n'était pas d'accord. Il a fallu que je finisse par dire que si La Perruque ne pouvait se trouver à cet endroit, il n'y aurait pas d'exposition. C'est quand même étrange : inviter ici pour la première fois une femme artiste, et faire obstacle à des oeuvres qui ont un rapport avec la féminité."
Joana Vasconcelos est même prête à voir dans la reine guillotinée une héroïne de la libération de la femme. Comme on s'en étonne, elle argumente : "Elle n'est plus la femme du roi, mais une femme politique, exécutée pour cette raison. Son exécution est l'un des tout premiers moments de l'émancipation de la femme. Sans elle, je ne serais pas ici." Ces propos sont tenus devant un hélicoptère de marque Bell, qu'elle a peint, doré, orné de cabochons de verre et paré de plumes d'autruche teintes en rose. L'anachronisme est digne d'une autre Marie-Antoinette, celle de Sofia Coppola. Pourquoi des autruches ? "Parce que Marie-Antoinette les adorait et en élevait dans le parc du château pour pouvoir en orner ses chapeaux." Et pourquoi sur un hélicoptère ? Parce que déguiser ainsi cette machine destinée si souvent à la guerre est encore un de ces détournements satiriques que Vasconcelos aime à réaliser, jouant de l'élégance comme d'un masque vénitien.
On fait la même chose pour Subodh Gupta? Voici un lien qui vous conduira vers un article assez complet sur ses travaux, objets de ma précédente communication.
Bonne lecture.
Marianne Ponlot, professeur de Sculpture et de Pratique Expérimentale.

Bonjour à tous, Voici la nouvelle saison des cartes de vœux.  DÈS L'ENTRÉE DANS L'ATELIER GRAVURE, LES ENERGIES DÉBORDENT DE CRÉATIV...